Le stock de reports de soirées sur Signal-Zero !
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Le stock de reports de soirées sur Signal-Zero !
Hello a tutti
Ci-dessous quelques reports écrits par Dr Venkman ou votre serviteur et publiés sur Signal-Zero :
Thunderdome - 04/12/2004 - Utrecht (NL)
http://www.signal-zero.info/Thunderdome-04-12-2004-Utrecht-NL.html
Beter Kom Je Niet - 13/08/2005 - Hemkade (NL)
http://www.signal-zero.info/Beter-Kom-Je-Niet-13-08-2005.html
Outblast Birthday - 05/11/2005 - Hemkade, Zaandam (NL)
http://www.signal-zero.info/Outblast-Birthday-05-11-2005.html
Beter Kom Je Niet - 11/02/2006 - Happy Dayzzz, Culemborg (NL)
http://www.signal-zero.info/Beter-Kom-Je-Niet-11-02-2006-Happy.html
Ghosttown - 22/05/2006 - Vechtsebanen, Utrecht (NL)
http://www.signal-zero.info/Ghosttown-22-05-2006-Vechtsebanen.html
MOH – The Warrior Elite - 16/02/2008 - Den Bosch (NL)
http://www.signal-zero.info/MOH-The-Warrior-Elite-16-02-2008.html
Crossfire - 17/05/2003 -F.I.M. - Metz (F)
http://www.signal-zero.info/Crossfire-17-05-2003-F-I-M-Metz-F.html
Ground Zero Festival - Busloo 05/07/08
http://hardcorebasic.com/forum/viewtopic.php?t=7000&postdays=0&postorder=asc&start=15
Ground Zero, une des grosses soirées hollandaises de l'été. Elle est située dans une base de loisirs au bord d'un lac, ses neuf dancefloors entourent un bosquet de pins alors qu'une grande roue ponctue ce U en son épicentre et qu'une barge sonorisée croise au large de sa plage. Un barnum de 30 000 personnes s'agitant au son de toutes les variantes de techno, du old school au speedcore. Un teknival confortable, bien sonorisé et au line-up de bon niveau. Les mâchoires restent bonhommes, et dans la nuit on voit comme en plein jour. Le mainstage (techno, hardstyle et finish hardcore) arrosera 10 000 personnes, et le chapiteau hardcore en contiendra bien 5000. Il sera vite rempli d'une viande jeune et attendrie par la chaleur et l'exercice physique (le jogging).
La Ground Zero s'explique par son concept, une mythologie fabriquée d'histoires guerrières limite heroic fantasy. Les forces de l'eau, la forêt et le feu s'unissent pour résister, à peu près. Le sens de telle approche marketing se trouve dans la nécessité qu'a la techno de renouveler les mythes sous-tendant son existence. Les premières générations de ravers s'étant rapidement contentées de bêler des "c'était lieux avant" repoussoirs, et puisque la techno ne peut plus se reposer sur son statut de musique nouvelle pour exercer l'attirance sur un public né au début des années 90, et considérant donc que ses mythes fondateurs ont périclité, besoin il y a de réétayer les fondations de la maison dancefloor avec des histoires. Contrefait sûrement, nécessaire sans doute, légitime bien sûr. La techno cultive sa désirabilité à coup de DJ stars, de mix furieux, de decibels bien réglés, le tout saupoudré de concepts oniriques : il y a pire.
C'est l'été, il fait beau, c'est l'orgie.
Les Acid Junkies assènent en gentlemen discrets un live... acid, donc, rendu abrupt par des visées indus. Boucles blanches et résonnances métalliques labourent un dancefloor clairsemé sur lequel quadragénaires et têtards s'adressent des coucous. Le chapiteau Classics est ébloui par les stroboscopes. Ramassées dans les bas mediums, les basses percutent en montée le parquet. Le duo se démène pour démonter son audience avec le doigté des pervers aux tempes blanchies par l'éclat des soleils nocturnes. Plus tard, Miss Wendy y va de son groove old school au service d'un dancefloor chaviré.
Rotterdam Terror Corps, la gemme. Le temple primaire de l'énergie bestiale. Un "Rrrrrrotterdam" archi guttural en incantation fédératrice beuglée par MC Raw tous muscles dehors. Une foule amenée au point de rupture, un bouillonnement prêt pour l'action. Justement : le kick lourd et martial de la machine RTC démarre. Les 5000 jumpers embrayent. Les live de RTC sont si ritualisés qu'ils confineraient à la fossilisation si un public fanatisé ne s'acharnait pas à tout le temps repeindre les murs de la sainte chapelle à coups de sueur toxique. Les deux MC (le b-boy et le gladiateur) se succèdent entre les avoinées rythmiques. Toujours ce son dark-pour-rire, ces kicks monolithiques pour orgasmes bêtas, ces strip-teaseuses couvertes d'un drapeau à tête de mort dévoilant à point nommé des minous lisses comme des chattes bien rasées. Raw déchire sa chemise, des confettis géants sont projetés sur le dancefloor, la vitesse de la musique a doublé, et les gosiers bêlent la gloire de Rotterdam l'éternelle. Autant de premier degré et de vice mêlés ne peuvent provenir que des fondrières gabber les plus démoniaques.
Bon, question mythes mobilisés, on a : la forêt (le bosquet central), l'eau (la surface plane sur laquelle croise une barquasse chargée de 10 000 watts). Manque le feu. Il y en a bien un au milieu du chill out, un généreux brasier au coin duquel se réchauffer convoque les souvenirs de colonies de vacances. Mais le Feu, troisième et ultime force mobilisée au chevet du plan de la communication de la Ground Zero, la cerise marketing sur le gâteau financier, bref ce qui chauffe, manque. Daniele Mondello a beau y faire à coups de mix destructeurs et de hardstyle atomique, rien n'y fait. Ne se matérialisent devant lui que des danseuses en costume perchées à six mètres de haut. Pourtant, le DJ va ramoner loin dans les neurones des 10000 danseurs rassemblés sur la plage, et complètement acquis à la cause de la fonte de leur cerveau.
C'est avec Tatanka et son feeling de bétonneur des masses que viendra le joui enflammé, celui des langues de feu trop grandes pour des pupilles pourtant grandes ouvertes. Tatanka, ou comment faire sonner le hardstyle comme une série de pains dans la gueule. Se faire brutaliser devient délicieux : les breaks sont suffisamments longs pour envisager une déception qui, brisée enfin par les kicks éléphantesques, se retourne en demande de punition. Se vivre en victime sacrificielle arrive en objectif aussi ultime qu'immédiat et répété. Les 10000 danseurs, devenus liquides, rejoignent l'eau du lac et s'y mitigent.
Les flammes pyrotechniques s'allument, celles situées de chaque côté du DJ font 10 mètres de haut, et celle qui le surplombe en fait 15. Le mythe fabriqué s'incarne en feu provoqué, le gigantisme et l'irréel démontent les dernières certitudes de quelques français bravaches et désormais choqués.
Ramper jusqu'à la maison...
This is Holland.
Ci-dessous quelques reports écrits par Dr Venkman ou votre serviteur et publiés sur Signal-Zero :
Thunderdome - 04/12/2004 - Utrecht (NL)
http://www.signal-zero.info/Thunderdome-04-12-2004-Utrecht-NL.html
Beter Kom Je Niet - 13/08/2005 - Hemkade (NL)
http://www.signal-zero.info/Beter-Kom-Je-Niet-13-08-2005.html
Outblast Birthday - 05/11/2005 - Hemkade, Zaandam (NL)
http://www.signal-zero.info/Outblast-Birthday-05-11-2005.html
Beter Kom Je Niet - 11/02/2006 - Happy Dayzzz, Culemborg (NL)
http://www.signal-zero.info/Beter-Kom-Je-Niet-11-02-2006-Happy.html
Ghosttown - 22/05/2006 - Vechtsebanen, Utrecht (NL)
http://www.signal-zero.info/Ghosttown-22-05-2006-Vechtsebanen.html
MOH – The Warrior Elite - 16/02/2008 - Den Bosch (NL)
http://www.signal-zero.info/MOH-The-Warrior-Elite-16-02-2008.html
Crossfire - 17/05/2003 -F.I.M. - Metz (F)
http://www.signal-zero.info/Crossfire-17-05-2003-F-I-M-Metz-F.html
Ground Zero Festival - Busloo 05/07/08
http://hardcorebasic.com/forum/viewtopic.php?t=7000&postdays=0&postorder=asc&start=15
Ground Zero, une des grosses soirées hollandaises de l'été. Elle est située dans une base de loisirs au bord d'un lac, ses neuf dancefloors entourent un bosquet de pins alors qu'une grande roue ponctue ce U en son épicentre et qu'une barge sonorisée croise au large de sa plage. Un barnum de 30 000 personnes s'agitant au son de toutes les variantes de techno, du old school au speedcore. Un teknival confortable, bien sonorisé et au line-up de bon niveau. Les mâchoires restent bonhommes, et dans la nuit on voit comme en plein jour. Le mainstage (techno, hardstyle et finish hardcore) arrosera 10 000 personnes, et le chapiteau hardcore en contiendra bien 5000. Il sera vite rempli d'une viande jeune et attendrie par la chaleur et l'exercice physique (le jogging).
La Ground Zero s'explique par son concept, une mythologie fabriquée d'histoires guerrières limite heroic fantasy. Les forces de l'eau, la forêt et le feu s'unissent pour résister, à peu près. Le sens de telle approche marketing se trouve dans la nécessité qu'a la techno de renouveler les mythes sous-tendant son existence. Les premières générations de ravers s'étant rapidement contentées de bêler des "c'était lieux avant" repoussoirs, et puisque la techno ne peut plus se reposer sur son statut de musique nouvelle pour exercer l'attirance sur un public né au début des années 90, et considérant donc que ses mythes fondateurs ont périclité, besoin il y a de réétayer les fondations de la maison dancefloor avec des histoires. Contrefait sûrement, nécessaire sans doute, légitime bien sûr. La techno cultive sa désirabilité à coup de DJ stars, de mix furieux, de decibels bien réglés, le tout saupoudré de concepts oniriques : il y a pire.
C'est l'été, il fait beau, c'est l'orgie.
Les Acid Junkies assènent en gentlemen discrets un live... acid, donc, rendu abrupt par des visées indus. Boucles blanches et résonnances métalliques labourent un dancefloor clairsemé sur lequel quadragénaires et têtards s'adressent des coucous. Le chapiteau Classics est ébloui par les stroboscopes. Ramassées dans les bas mediums, les basses percutent en montée le parquet. Le duo se démène pour démonter son audience avec le doigté des pervers aux tempes blanchies par l'éclat des soleils nocturnes. Plus tard, Miss Wendy y va de son groove old school au service d'un dancefloor chaviré.
Rotterdam Terror Corps, la gemme. Le temple primaire de l'énergie bestiale. Un "Rrrrrrotterdam" archi guttural en incantation fédératrice beuglée par MC Raw tous muscles dehors. Une foule amenée au point de rupture, un bouillonnement prêt pour l'action. Justement : le kick lourd et martial de la machine RTC démarre. Les 5000 jumpers embrayent. Les live de RTC sont si ritualisés qu'ils confineraient à la fossilisation si un public fanatisé ne s'acharnait pas à tout le temps repeindre les murs de la sainte chapelle à coups de sueur toxique. Les deux MC (le b-boy et le gladiateur) se succèdent entre les avoinées rythmiques. Toujours ce son dark-pour-rire, ces kicks monolithiques pour orgasmes bêtas, ces strip-teaseuses couvertes d'un drapeau à tête de mort dévoilant à point nommé des minous lisses comme des chattes bien rasées. Raw déchire sa chemise, des confettis géants sont projetés sur le dancefloor, la vitesse de la musique a doublé, et les gosiers bêlent la gloire de Rotterdam l'éternelle. Autant de premier degré et de vice mêlés ne peuvent provenir que des fondrières gabber les plus démoniaques.
Bon, question mythes mobilisés, on a : la forêt (le bosquet central), l'eau (la surface plane sur laquelle croise une barquasse chargée de 10 000 watts). Manque le feu. Il y en a bien un au milieu du chill out, un généreux brasier au coin duquel se réchauffer convoque les souvenirs de colonies de vacances. Mais le Feu, troisième et ultime force mobilisée au chevet du plan de la communication de la Ground Zero, la cerise marketing sur le gâteau financier, bref ce qui chauffe, manque. Daniele Mondello a beau y faire à coups de mix destructeurs et de hardstyle atomique, rien n'y fait. Ne se matérialisent devant lui que des danseuses en costume perchées à six mètres de haut. Pourtant, le DJ va ramoner loin dans les neurones des 10000 danseurs rassemblés sur la plage, et complètement acquis à la cause de la fonte de leur cerveau.
C'est avec Tatanka et son feeling de bétonneur des masses que viendra le joui enflammé, celui des langues de feu trop grandes pour des pupilles pourtant grandes ouvertes. Tatanka, ou comment faire sonner le hardstyle comme une série de pains dans la gueule. Se faire brutaliser devient délicieux : les breaks sont suffisamments longs pour envisager une déception qui, brisée enfin par les kicks éléphantesques, se retourne en demande de punition. Se vivre en victime sacrificielle arrive en objectif aussi ultime qu'immédiat et répété. Les 10000 danseurs, devenus liquides, rejoignent l'eau du lac et s'y mitigent.
Les flammes pyrotechniques s'allument, celles situées de chaque côté du DJ font 10 mètres de haut, et celle qui le surplombe en fait 15. Le mythe fabriqué s'incarne en feu provoqué, le gigantisme et l'irréel démontent les dernières certitudes de quelques français bravaches et désormais choqués.
Ramper jusqu'à la maison...
This is Holland.

Speedloader- Amateur

-

Nombre de messages: 112
Age: 38
Ville: Paris Hardcore
Re: Le stock de reports de soirées sur Signal-Zero !
yess la groundzero Ennorme !!!
impossible de comparé avec les autre (dominator / defqon / ...)
agreablement surpris... a faire une fois !
ps : c'est marrant de voir 30% des hollandais venir en VELO en events !!
des velo partout accrocher tout autour du festival..
a 07h pas peur le hollandais pour monter sur son velo quand nous on arrive limite pas a rejoindre la voiture looll
impossible de comparé avec les autre (dominator / defqon / ...)
agreablement surpris... a faire une fois !
ps : c'est marrant de voir 30% des hollandais venir en VELO en events !!
des velo partout accrocher tout autour du festival..
a 07h pas peur le hollandais pour monter sur son velo quand nous on arrive limite pas a rejoindre la voiture looll

MiStEr-K'Souaf- Grand Connaisseur

-

Nombre de messages: 1419
Age: 27
Ville: Bourges (18)
Emploi: Bouarre
Loisirs: Avoir Souaffe

Re: Le stock de reports de soirées sur Signal-Zero !
j'ai jetté un oeil sur les reports
c'est vraiment trés plaisant à lire
bonne continuation
c'est vraiment trés plaisant à lire
bonne continuation
_________________
L'eau est un liquide si corrosif qu'une seule goutte suffit à troubler le pastis.

JJ- STAFF Cyberkoin

-

Nombre de messages: 4687
Age: 25
Ville: 75
Emploi: MC

Re: Le stock de reports de soirées sur Signal-Zero !
JJ a écrit:j'ai jetté un oeil sur les reports
c'est vraiment trés plaisant à lire
bonne continuation
c'est clair que c est plaisant de lire des reports dans un aussi bon français ça change de ce qu on voit habituellement et du langage sms...

roscore- Amateur

-

Nombre de messages: 233
Age: 31
Ville: 78 MLJ
Re: Le stock de reports de soirées sur Signal-Zero !
D'ailleurs Flo', c'est quoi ton article préféré toutes catégories confondues ?
Celui que tu as mis ou un autre ?
Celui que tu as mis ou un autre ?


kaM- Connaisseur

-

Nombre de messages: 298
Age: 30
Ville: PARIS
Emploi: Graphiste multimédia
Loisirs: http://theblackhouse.free.fr

Re: Le stock de reports de soirées sur Signal-Zero !
JJ a écrit:j'ai jetté un oeil sur les reports
c'est vraiment trés plaisant à lire
bonne continuation
Merci ! Après avoir été journaliste dans la presse musicale, j'ai gardé le goût de l'écriture, que j'entretiens en écrivant ces reports (notamment).
Donc si ça vous parle, c'est cool... Merci !

Speedloader- Amateur

-

Nombre de messages: 112
Age: 38
Ville: Paris Hardcore
Re: Le stock de reports de soirées sur Signal-Zero !
kaM a écrit:D'ailleurs Flo', c'est quoi ton article préféré toutes catégories confondues ?
Il n'y en a pas car même si certains sont plus plaisants à lire que d'autres, tous sont nés d'une envie de partager un moment unique vécu en soirée.
Ici il y a un mix bien destroy de Drokz dans une grosse soirée en France, là il y a un mix de Partyraiser dans une petite b-day party... Rave music, hardcore, terror, gabber...
Chaque moment relaté fut une charnière après laquelle tout prit un sens différent.
Et, en tant que DJ, je me suis énormément nourri des mix de Vince, Partyraiser, Drokz, Randy, et bien d'autres.
D'où l'envie qui me tient de faire part de ces moments magiques au retour d'une soirée.
Si ça vous parle c'est tant mieux !

Speedloader- Amateur

-

Nombre de messages: 112
Age: 38
Ville: Paris Hardcore
Re: Le stock de reports de soirées sur Signal-Zero !
La masse de reports à lire sur Signal-Zero !

Speedloader- Amateur

-

Nombre de messages: 112
Age: 38
Ville: Paris Hardcore
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